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Le point klé
La meilleure stratégie n’est pas la plus brillante : c’est celle qu’on comprend et qu’on tient. Ce n’est pas votre niveau de connaissances qui détermine votre réussite financière, c’est votre capacité à suivre une stratégie que vous comprenez.
Vous n’avez pas besoin d’être experte. Vous avez besoin d’un plan. Vous payez pour des cours de yoga, vous payez un abonnement à la salle, mais vous n’avez rien pour vous aider à faire travailler votre argent. Votre Koach Klemo est là pour ça.
Étape 0 – Clarifier sa photo et ses objectifs
Pourquoi c’est indispensable
Avant de choisir un produit, on choisit une direction. Dès l’enfance, les femmes peuvent choisir entre différentes Barbie. “Vous pouvez être ce que vous voulez !”. Y compris investisseuses, mais ça, on n’a jamais vu de Barbie trader.
Objectif de l’étape :
- Savoir où vous en êtes.
- Savoir ce que vous voulez.
- Savoir combien de temps vous avez.
Sans ça, vous naviguez à vue. Investir sans objectifs entraîne un sur-risque (panique au premier –10 %) ou un sous-risque (argent qui dort pendant 10 ans). Sans parler de l’abandon total au premier stress. Il faut voir plus loin.
Sur ce sujet, l’AMF dévoile même des écarts de compréhension et d’attentes de rentabilité sur les actions entre hommes et femmes. 31 % des femmes vs 43 % des hommes attendent une rentabilité positive à 5 ans.
Des différences d’anticipation qui mènent à des différences d’exposition. Aussi, le bon niveau de risque dépend principalement du temps, du projet et de la stabilité financière. Et non du courage ou du genre. Vous n’avez pas besoin de tout comprendre, vous avez besoin de comprendre pourquoi vous investissez. Même un objectif flou est mieux qu’aucun objectif.
Mini-audit
On est partis ! Prenez une feuille, un carnet ou vos notes sur téléphone. Notez simplement :
- Revenus nets mensuels
- Dépenses fixes mensuelles
- Épargne disponible actuelle
- Épargne mensuelle possible (même 50 €)
- Projets à 3-5 ans
- Objectif long terme (retraite, liberté, sécurité, etc.)
Ça ne vous prendra que 10 à 15 minutes. Faites ça en prenant un café ou un thé au lieu de scroller un quelconque réseau social.
Construire votre matrice horizon / risque
Maintenant, prenez un chevalet et votre set de pinceaux. Vous allez dessiner. Bon, ok, ce n’est qu’un tableau à faire, vous avez Excel pour ça (pas de formules alambiquées, promis !) :
|
Horizon |
Objectif |
Peut fluctuer ? |
Niveau de risque |
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0-3 ans |
|
Non |
Faible |
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3-7 ans |
|
Un peu |
Modéré |
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10+ ans |
|
Oui |
Dynamique |
Et voilà, le risque dépend du temps et pas du tempérament. Vous pensez que cette première étape est inutile ? L’OCDE indique que les femmes vivent en moyenne 4 ans de plus que les hommes après leur carrière. Si vous avez 25-30 ans devant vous, ne pas investir revient à renoncer au facteur temps.
Rassurez-vous, vous n’avez pas besoin d’être précise à 100 % : vous pouvez ajuster plus tard, l’idée étant d’avoir “the big picture”.
Les 3 questions qui changent tout :
- De quand ai-je besoin de cet argent ?
- À quoi doit-il servir ?
- Qu'est-ce qui me ferait paniquer et vendre ?
Avec l’application Klemo, vous obtenez un bilan clair en 10 minutes : la photo de votre profil investisseur, vos objectifs structurés, un horizon défini et un niveau de risque cohérent. De quoi vous laissez plus de temps pour scroller après, justement.
Étape 1 – Choisir une stratégie
On parle bien de choisir une architecture précise, pas une action coup de cœur.
L’objectif ici est de définir :
- Votre allocation
- Votre logique d’investissement
- Votre cadre émotionnel
Long terme : le temps est un superpouvoir
It’s a bird, it’s a plane, it’s SuperTime ! Quand on dit que le temps fait son œuvre, c’est vrai, même en matière d’investissement. L’effet boule de neige, c’est l’action des intérêts composés. Kézako ?
Lorsque vous placez votre argent avec un rendement annuel, vous générez des intérêts (du moins, c’est le but). Ces intérêts font donc grossir votre capital initial. Ce capital continue d’être investi, ce qui génère d’autant plus d’intérêts et ainsi de suite. Ça prend du temps. Et le temps, c’est plus d’argent.
De son côté, le trading excessif réduit la performance annuelle de 1 à 2,5 points d’après une étude de Barber & Odean.
Vous n’avez pas besoin d’investir beaucoup. Vous avez besoin d’investir régulièrement : le temps compense souvent le montant.
Diversification : éviter le all-in
On ne joue pas au poker ici. Un bon patrimoine est un patrimoine diversifié. Non, tout miser et jouer all-in sur une idée ou un seul actif revient à se tirer une balle dans le pied. Un portefeuille diversifié permet de réduire :
- Le risque spécifique à un marché, un secteur, une région
- La volatilité extrême
- L'émotion
Selon Morningstar, les fonds diversifiés ont historiquement une volatilité inférieure aux positions mono-actifs. Autrement dit, ils subissent moins les hausses et baisses des marchés.
Automatiser : réduire la charge mentale
Vous n’avez pas que ça à faire, on le comprend bien. Alors quid d’automatiser son investissement pour qu’il travaille de son côté, dans son coin, sans rien demander à personne ?
Réduire sa charge mentale et l’arbitrage émotionnel est possible. Ce qu’il faut, c’est de la régularité : petit + constant > gros + irrégulier. L’automatisation protège votre énergie mentale et la régularité, de son côté, se montre plus efficace que l’intensité. Oui, c’est comme le sport.
Autre bénéfice de l’investissement programmé : réduire le stress décisionnel et l’erreur de timing. Vous n’avez pas à surveiller les marchés et vous lissez l’effort d’épargne sur l’année en investissant chaque mois, par exemple.
Moins regarder, c’est mieux tenir. Après tout, la discipline bat toujours l’enthousiasme.
Les 3 erreurs classiques :
- Attendre le bon moment
- Vouloir tout comprendre avant de commencer
- Confondre prudence et immobilité
Construire votre allocation
C’est l’heure de rentrer dans le cœur du sujet. Voici un exemple pédagogique à titre indicatif (ce n’est pas un conseil personnalisé) :
- Horizon >15 ans → 60–80% actions diversifiées
- Horizon 5–10 ans → 40–60% actions
- Horizon <3 ans → majorité prudente
L’idée, c’est de proportionner, pas de deviner le marché, personne ne voit l’avenir, en tout cas pas nous. Et si c’est le cas pour vous, que faîtes-vous encore à lire ce guide ?
La règle d’or : commencer petit et régulier, plutôt que gros et irrégulier. Par exemple, investir 150 € par mois pendant 20 ans à 4 % de rendement donne environ 55 000 €. Investir 0 € pendant 10 ans puis 300 €/mois pendant 10 ans donne environ 44 000 €. On vous l’a dit : le temps compense le montant.
Concrètement, pour automatiser et ainsi survivre émotionnellement, vous pouvez mettre en place :
- Un versement automatique mensuel sur un produit d’investissement.
- Une date fixe.
- Un montant réaliste.
L’objectif, c’est de supprimer la décision : chaque mois, une somme dont vous pouvez vous passer ira automatiquement faire gonfler votre capital investi. C’est tout. Pas besoin d’optimiser chaque mois ou d’avoir une stratégie brillante trouvée sur YouTube que vous abandonnerez dans 3 mois.
Votre application Klemo, c’est votre copilote à ce stade : recommandations, explications claires et stratégie lisible, vous avez tous les éléments clairs et précis pour une allocation à votre image.
Étape 2 – Choisir le bon véhicule
L’enveloppe, c’est important. Vous n’avez pas reçu celle de Poudlard à vos 11 ans, alors autant bien choisir celle-ci. Votre support d’investissement doit s’adapter à :
- Votre horizon
- Votre fiscalité
- Votre projet
Eh oui, tous les projets n’ont pas le même horizon de placement. Achat de résidence principale ou retraite ne se joue pas sur la même temporalité. Un projet à horizon 3 à 5 ans demandera plus de prudence, tandis qu’un projet à horizon 15-30 ans demandera une meilleure diversification en actions, par exemple.
Fiscalité : la grande oubliée
Deux placements identiques peuvent produire des résultats nets très différents selon :
- L'enveloppe fiscale
- La durée de détention
- Les arbitrages
Quand la capacité d’épargne est plus contrainte (du fait d’écarts de revenus persistants), optimiser sa fiscalité a un impact proportionnellement plus fort. Chaque point compte davantage.
En matière de fiscalité, deux produits particuliers tirent leur épingle du jeu en proposant certains avantages.
En premier lieu : l’assurance vie. Véritable couteau suisse de l’investisseur, l’assurance vie n’est pas un contrat de prévoyance, mais bien un produit d’investissement. Dedans, vous pouvez intégrer des fonds en euros (dont le rendement est faible, mais sécurisé) et des unités de compte (des actifs financiers, actions, obligations, etc.) qui sont plus volatils. L’idée est de créer son allocation autour de ces deux types d’actifs selon votre projet et votre appétence au risque. Côté fiscalité, vous bénéficiez d’un abattement fiscal sur vos gains après 8 ans de détention. Cela signifie qu’après 8 ans, lorsque vous sortez une partie de votre argent, votre fiscalité sera plus douce. Cet abattement est de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple. Au-delà, c’est l’excédent qui devient imposable. Pas mal.
En deuxième : le Plan d’Epargne Retraite, ou PER pour les intimes. Il remplace depuis 2019 tous les contrats d’épargne retraite. Durant votre vie active, vous pouvez placer votre argent sur un PER pour récupérer l’ensemble de votre capital au moment de votre départ à la retraite. En attendant, vous avez la possibilité de déduire de votre revenu imposable les sommes versées sur votre PER au cours de l’année, ce qui fait mécaniquement baisser le montant de votre impôt sur le revenu. Double avantage.
Allocation : cohérence avec le risque/horizon
Vous n’avez pas besoin de tout optimiser. Se concentrer sur l’enveloppe suffit déjà pour commencer. Le produit est important, mais son enveloppe l’est souvent plus.
Petite métaphore mécano : le produit est le moteur d’une voiture. L’enveloppe fiscale, c’est la carrosserie (voire l’aérodynamisme). Un bon moteur mal placé ne sert à rien.
Ainsi, pour un projet à horizon 3-7 ans, le PER ne convient pas, puisque déblocable uniquement au moment de la retraite. Peut-être est-il plus sage de se tourner vers une assurance vie majoritairement composée de fonds euros. Sur 10-30 ans, vous pouvez revoir votre allocation pour y apporter plus de dynamisme.
Vous l’avez compris, il faut avant tout savoir ce qu’on veut.
Méthode de décision et couches
Posez-vous ces 3 questions :
- Ai-je besoin de flexibilité ?
- Est-ce pour la retraite ?
- Ai-je déjà rempli mes livrets sécurisés ?
Certes, on parle d’enveloppes d’investissement, d’horizons et de placements, mais il ne faut pas oublier l’épargne de précaution. En cas de coup dur, de dépenses imprévues ou même de petits plaisirs, vous devez conserver une certaine liquidité (c’est-à-dire une part de votre argent disponible immédiatement). On parle généralement de système de couches :
- Couche 1 : sécurité (fonds d’urgence correspondant à 3 à 6 mois de dépenses).
- Couche 2 : projets moyen terme
- Couche 3 : projets long terme dynamiques
Ce sont des couches qui s’empilent, elles ne se remplacent pas. Voilà, vous avez une structure claire et précise de votre patrimoine et de votre vie financière. Ce n’était pas si dur ?
Chez Klemo, on intègre la fiscalité à nos scénarios comparés pour être au plus proche de la réalité de vos finances. Nos recommandations sont d’autant plus personnalisées pour que vous puissiez choisir l’enveloppe qui correspond vraiment à votre projet. Faire un choix, c’est bien, mais un choix cohérent, c’est encore mieux.
Étape 3 - Gérer la vraie vie : interruptions, couple, temps
La vie d’une femme est pleine de rebondissements, mais rarement de temps calmes. Une stratégie financière, c’est comme des vacances : elle échoue rarement à cause des marchés, mais plus généralement à cause des émotions et des imprévus.
L’objectif ici, c’est de créer une stratégie robuste aux :
- Baisses de revenus
- Interruptions de travail
- Doutes
- Couple
Carrières non-linéaires : de l’importance d’investir régulièrement
Nous l’avons vu : au cours de leur carrière, les femmes connaissent davantage de temps partiel, d’interruptions ou de transitions professionnelles (Insee). Ce qui signifie que les finances personnelles peuvent, elles aussi, connaître des interruptions et des baisses. Alors, on se dit qu’on ne peut pas investir, qu’on n’a pas de quoi, etc.
C’est bien pour ça qu’on dit et qu’on répète qu’investir régulièrement, c’est mieux que d’investir parfaitement. Même 50 € chaque mois peuvent maintenir la dynamique.
Couple : ne pas déléguer totalement (au moins comprendre)
Loin de nous l’idée de vouloir nous immiscer dans votre couple. Lorsqu’on dit que la dynamique de domination de l’homme qui gère les finances du foyer peut être problématique, on prend aussi en compte le fait que certaines femmes sont bien contentes de laisser leur homme gérer ce qu’elles considèrent parfois comme pénible. Grand bien leur fasse ! Ce qu’on demande à chaque couple, c’est que chacun comprenne au minimum ce qui se trame dans la gestion des finances. Après, libre à chacun de déléguer ce qu’il ou elle souhaite. Comprendre au moins la stratégie mise en place protège votre autonomie et empêche les deux membres du couple de faire n’importe quoi avec l’argent de l’autre.
Vous n’avez pas besoin de tout gérer, mais il faut comprendre l’essentiel.
Le minimum syndical à savoir pour être autonome :
- Votre horizon de placement
- Votre niveau de risque
- Vos supports principaux
- Votre stratégie si les marchés baissent
Le plan et les règles
Connaissez-vous la règle des 3 ajustements ? Gardez-la en tête, elle n’est que sagesse. En cas de difficulté, il est généralement conseillé de suivre ces 3 points :
- Réduire le montant investi (et non pas tout arrêter)
- Adapter l’allocation de son placement
- Revoir l’horizon de placement.
Ne jamais, ô grand jamais, tout liquider sous un coup de stress. Vous êtes quasiment sûr(e) de vous planter dans ce cas. Si seulement 23 % des femmes se sentent à l’aise sur l’investissement long terme (World Economic Forum), on comprend qu’un cadre clair et précis réduit l’anxiété.
En couple, comme on l’a vu, mieux vaut prévoir un mini-protocole d’autonomie qui vous demandera de connaître a minima :
- L’allocation globale
- Les supports utilisés
- L'objectif global
- La stratégie en cas de baisse.
Pas besoin d’en discuter tous les soirs, tant que tout le monde est aligné sur la stratégie en cours (tout en la comprenant, cela va de soi).
Concernant le plan de crise, vous pouvez dès maintenant commencer à noter vos propres pensées à froid. Si le marché baisse de 20 %, je... (continue mes versements, ne regarde pas l’état du marché tous les jours, revois mon horizon, etc.). Une règle écrite réduit les ventes paniques, voyez ça comme votre vous du passé qui vous rassure.
Bon, dans tout ça, vous aurez des doutes et des questions, et c’est bien normal. Une stratégie, c’est un processus et non une ligne droite. Il faut clarifier, proposer, expliquer, ajuster au cours d’une vie. Besoin d’un co-pilote ? Vous connaissez la chanson, on est là pour ça.
Conclusion
Oui, vous pouvez être ce que vous voulez, même une investisseuse. Même si vous êtes maniaque, architecte en herbe ou perfectionniste, vous aurez compris dans cet article que la stratégie parfaite n’existe pas. La rechercher est le meilleur moyen de ne jamais se lancer. La stratégie tenable, elle, vous tend les bras.
Clarifiez votre photo, choisissez une allocation adaptée à votre horizon, utilisez la bonne enveloppe, automatisez et tenez bon. Vous n’êtes ni en retard ni besoin de devenir une experte. Commencer petit, ça reste un début. Et c’est ce premier pas qui est le plus difficile.
Rédacteur plurimédia passionné par la finance, je mets les mots au service de vos euros. Mon credo ? Vulgariser sans jamais ennuyer, pour rendre les finances personnelles accessibles à tous — même à ceux qui pensaient détester ça. Parce que bien ...