1. De quoi on parle ?
2. La CSG, c’est comme le CSE ?
3. D’accord, mais pourquoi la CSG touche aussi l’épargne et les investissements ?
4. En janvier, paye ta CSG !
5. Ce que ça change concrètement pour votre argent
6. Les placements épargnés par la hausse
7. Comment limiter l’impact de la hausse de la CSG ?
8. Avec Klemo, la CSG c’est ciao
1. De quoi on parle ?
La loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a été promulguée et la hausse de la CSG a été votée par les parlementaires fin 2025. Au programme : un relèvement de 1,4 point pour un taux fixé désormais à 10,6 % depuis le 1er janvier 2026. Coup dur pour le rendement de vos placements ou simple détail ?
2. La CSG, c’est comme le CSE ?
La Contribution Sociale Généralisée, ou CSG, est un prélèvement obligatoire créé pour financer une grande partie de notre protection sociale : l’Assurance maladie, les allocations familiales, les retraites, le système de sécurité sociale, etc. Contrairement à l’impôt sur le revenu, la CSG ne dépend pas de votre situation familiale ou de votre niveau de revenu. Elle s’applique sur de nombreux revenus, dès le premier euro (salaires, pensions de retraite, mais aussi revenus du capital). Oui, vos précieux investissements.
Quand votre épargne génère des intérêts, des dividendes ou une plus-value, une partie de ces gains est taxée au titre de la CSG, à hauteur de 9,2 %. Du moins, c’était le cas jusqu’au 1er janvier 2026 puisque ce taux est désormais de 10,6 %.
C’est pour cela qu’on parle de contribution généralisée : la CSG fait fonctionner le pot commun qu’est la Sécurité sociale. Tout le monde la paie, ou presque, dès lors qu’il perçoit un revenu.
3. D’accord, mais pourquoi la CSG touche aussi l’épargne et les investissements ?
Initialement, la CSG était appliquée sur les revenus du travail, autrement dit les salaires. Avec le temps, l'État a élargi son champ d’application pour toucher les revenus du capital. La raison est simple : pour lui, un euro gagné via un placement est considéré comme un euro de revenu, et ce même s’il ne provient pas d’un salaire.
Aujourd’hui, la CSG s’applique :
- aux intérêts de placements,
- aux dividendes,
- aux plus-values boursières,
- à certains revenus immobiliers,
- à certains produits d’épargne.
Dès que votre placement générera un gain sous forme de dividende ou plus-value, par exemple, la CSG entrera en jeu pour prendre sa part.
4. En janvier, paye ta CSG !
La véritable breaking news, ce serait de vous annoncer que quelque chose baisse. Entre l’énergie, les cigarettes ou encore les péages automobiles, la CSG s’inscrit dans la liste des différentes hausses qui marquent l’année 2026.
Jusqu’à fin 2025, le taux de CSG sur les revenus du patrimoine était de 9,2 %. Depuis le 1er janvier 2026, il est passé à 10,6 %, soit +1,4 point. Les conséquences sont directes :
- Les prélèvements sociaux obligatoires passent de 17,2 % à 18,6 %.
- Le Prélèvement Forfaitaire Unique (flat tax) passe de 30 % à 31,4 %.
Pour le dire simplement, sur de nombreux placements, la part qui revient à l’administration fiscale augmente automatiquement, sans que vous n’ayez rien changé à votre stratégie d’investissement. Vous commencez à comprendre le problème ?
Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de l’augmenter ?
La raison officielle est budgétaire. Cela ne vous aura pas échappé, la Sécurité sociale fait face à un vieillissement de la population, une hausse des dépenses de santé ainsi qu’à des besoins de financement croissants. Plutôt que d’augmenter l’impôt sur le revenu ou la TVA, le gouvernement a opté pour le renforcement d’un prélèvement déjà existant, qui touche une base très large. C’est un choix politique plus discret, plus étalé, mais aussi plus difficile à éviter pour les particuliers.
5. Ce que ça change concrètement pour votre argent
Oui, dis comme ça, 1,4 point, ce n’est pas la mer à boire. Mais sur la durée, l’effet est bien réel. Cette hausse de la CSG, c’est moins d’argent dans votre poche à chaque retrait de votre capital, chaque dividende ou chaque plus-value. C’est un rendement net qui s’érode insidieusement et lentement, année après année. C’est un impact qui se ressent sur le long terme.
Passons en revue les placements concernés par cette hausse. Vous verrez, tout n’est pas perdu, loin de là !
Les placements concernés par la hausse de la CSG
Ce terrible 1,4 point supplémentaire touche une large partie de l’épargne fiscalisée :
- les dividendes et plus-values boursières (actions, obligations, SICAV, FCPI, etc.),
- les intérêts de comptes à terme et livrets fiscalisés,
- les gains sur les crypto monnaies,
- les revenus de la location meublée non professionnelle (LMNP),
- les produits d’épargne salariale au moment de leur déblocage.
Immobilier : la pierre sous pression fiscale
Si la Bourse vous effraie et que vous lui préférez la pierre, tangible et palpable, vous êtes tout autant concerné(e). Les investisseurs immobiliers devaient déjà jongler entre impôt sur le revenu, prélèvements sociaux et surtaxes locales. La hausse de la CSG est la cerise sur l’immeuble. Pour les contribuables dont la tranche marginale d’imposition dépasse 30 %, la fiscalité globale peut approcher, voire dépasser, 50 % des revenus générés.
6. Les placements épargnés par la hausse
Tout n’est pas noir ! Comme le disait si bien Sénèque, “Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre, ni une vie à un seul espoir.” Certains placements et investissements échappent à l’ogre CSG cette année :
- les livrets d’épargne réglementés (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune),
- certains compartiments de l’assurance vie, qui conservent le taux de CSG à 9,2 %,
- certaines SCPI européennes, selon leur structure fiscale.
Zoomons rapidement sur les trois produits d’épargne les plus populaires en France :
L’assurance vie : pas touche à mon rendement
Dans la version du texte voté fin 2025, le contrat d’assurance vie conserve le taux actuel de CSG. Il n’est donc pas soumis à la hausse et reste taxé à 9,2 % au titre de la contribution sociale généralisée. Autrement dit, les prélèvements sociaux sur l’assurance vie ne bougent pas et restent à 17,2 %.
L’assurance vie a fait l’objet d’une exclusion spécifique de cette loi par le gouvernement, probablement pour préserver un placement déjà favorisé et très populaire auprès des ménages. Dans le contexte de cette réforme, l’assurance vie se montre plus que jamais comme une enveloppe refuge pour l’épargne à long terme, même si d’autres éléments fiscaux (retraits, frais, etc.) doivent toujours être pris en compte.
Le PER : sous le radar ?
Beaucoup espéraient une exception pour le Plan d’Épargne retraite, notamment par analogie avec l’assurance vie. Perdu. Le PER dans toutes ses formes (bancaire ou assurantiel) est également concerné par la hausse de la CSG. L’administration fiscale a ainsi confirmé que tous les PER supportent désormais le taux de 10,6 % de CSG avec des prélèvements sociaux sur les gains à la sortie portés à 18,6 %, et ce pour tous les retraits effectués depuis le 1er janvier 2026.
Le PEA : same, but different
Le Plan d’Épargne en Actions s’en sort toujours avec une galipette. Après 5 ans de détention, les gains d’un PEA sont exonérés d’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux, évitant ainsi la flat tax de 30… pardon 31,4 % désormais.
Cet avantage fiscal ne change pas en 2026, mais les gains seront donc taxés avec le nouveau taux de prélèvements à 18,6 %, qui découle de la hausse de la CSG à 10,6 %. Vous suivez ? Vous conservez l’exonération d’impôt, mais vous devez payer plus de prélèvements sociaux. Mieux que rien, me direz-vous.
7. Comment limiter l’impact de la hausse de la CSG ?
Tout n’est pas perdu, loin de là ! Certains leviers vous permettent de continuer d’épargner efficacement. Rien ne sert de chercher à éviter l’impôt à tout prix, il faut composer avec tout en réduisant son impact sur le long terme. Et ça, ça passe par faire les bons choix.
Choisir les bonnes enveloppes fiscales
Tous les placements ne sont pas taxés de la même manière. Certaines enveloppes permettent de différer, d’alléger ou d’encadrer la fiscalité, même après la hausse des prélèvements sociaux.
Sur ce terrain, l’assurance vie reste l’une des plus protectrices : elle conserve le taux de CSG à 9,2 %, sa fiscalité s'adoucit avec le temps et elle permet une grande souplesse de retraits et de transmission. En parallèle, le PER, même s’il est désormais concerné par la hausse de la CSG, garde un avantage clé : la possibilité de déduire les versements de son revenu imposable pendant sa vie active. C’est un moyen de compenser, en partie, la fiscalité future.
Penser rendement net et non rendement brut
Aujourd’hui, regarder uniquement les performances affichées n’a plus beaucoup de sens. Deux placements avec le même rendement brut peuvent donner des résultats très différents après les prélèvements sociaux, les impôts et autres frais déduits.
Avec moins de frais, vous maîtrisez mieux votre fiscalité et vous améliorez votre rendement. Même sans performance exceptionnelle !
Diversifier pour mieux régner
Vous ne mettriez pas qu’un seul like sur Tinder, si ? En investissement, c’est pareil. Mettre toute son épargne dans un seul type de placement, c’est accepter :
- une seule logique de rendement,
- une seule logique de fiscalité,
- un risque concentré de perte en capital.
Diversifier son patrimoine, c’est :
- répartir les sources de performances,
- lisser les chocs fiscaux,
- éviter qu'une réforme ne pénalise tout votre patrimoine d'un coup.
Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier est une logique d’investissement primordiale, même à l’échelle micro : au sein de votre produit d’épargne, diversifiez les actifs !
8. Avec Klemo, la CSG c’est ciao
Non, on n’a pas le pouvoir de faire baisser nous-mêmes le taux des prélèvements sociaux. Non, on fait bien mieux.
Face à une fiscalité qui grignote de plus en plus le rendement de votre épargne, l’enjeu n’est plus seulement de choisir un produit, mais d’avoir une vision claire de sa situation globale. C’est précisément ce qu’on propose : via notre application Klemo et son outil de bilan, chacun peut comprendre où va son argent, comment il est investi et quel est l’impact réel des frais et de la fiscalité.
Mieux encore, nous mettrons très bientôt à disposition nos produits Klemo Vie (assurance vie) et Klemo Retraite (PER) qui s’inscrivent dans cette logique. Conçus avec Garance, ils privilégient des enveloppes adaptées à l’épargne long terme et une gestion sous mandat diversifiée et réactive. Ah oui, et aussi zéro frais d’entrée ou de sortie. Zéro. Nada. Walou. On préfère vous aider à préserver votre rendement net, même quand la CSG augmente.
Évidemment, avec Klemo, vous êtes libre de gérer en ligne ou d’échanger avec nos experts pour aborder plus sereinement les évolutions fiscales, en faisant de l’épargne un outil d’adaptation plutôt qu’une victime des réformes.
Oui, la hausse de la CSG est une mauvaise nouvelle pour les épargnants. Oui, elle réduit le rendement net de nombreux placements. Non, ce n’est pas une fatalité. Comprendre ce qui change, savoir où l’impact est réel et adapter ses choix en conséquence vous permet de reprendre la main sur votre épargne. Vous l’aurez, votre retraite !
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Information importante
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et général. Elles ne constituent en aucun cas un conseil personnalisé, financier, juridique ou fiscal.
Elles ne tiennent pas compte de la situation particulière, des objectifs ou des besoins spécifiques de chaque lecteur. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et tout investissement comporte des risques, y compris un risque de perte en capital.
Pour un accompagnement adapté à vos besoins personnels, nous vous invitons à télécharger l’application KLEMO pour un conseil personnalisé.