Résumer cet article avec :
Le point klé
La campagne de déclaration de revenus est ouverte depuis le 9 avril 2026 avec des dates limites en fonction de votre département.
Certaines situations du quotidien ouvrent droit à un avantage fiscal souvent oublié.
Klemo a pensé à vous avec une check-list personnalisée pour vous accompagner.
Guess who’s back ? Le spectre de la déclaration de revenus annuelle refait surface en 2026. Mais cette fois, vous serez préparé(e) : réductions d’impôts, cases à ne pas oublier et nouveautés fiscales au programme.
Quelle date pour la déclaration de revenus 2026 ?
Ne pas rater la deadline ! En fonction du département où vous vivez au 1er janvier 2026, la date limite de la soumission de votre déclaration de revenus diffère. Si vous avez déménagé en 2025, pensez à bien vérifier le numéro de département pour ne pas vous tromper de zone.
Voici les dates limites pour chaque département :
-
Départements 01 à 19 (+ non-résidents) : jeudi 21 mai 2026 à 23h59.
-
Départements 20 à 54 (Corse incluse) : jeudi 28 mai 2026 à 23h59.
-
Départements 55 à 974/976 (DROM inclus) : judi 4 juin 2026 à 23h59.
La télédéclaration est obligatoire (déclaration en ligne) directement via le portail impots.gouv.fr. Cependant, si vous déclarez encore sur papier, votre date limite est le mardi 19 mai 2026 à minuit, cachet de La Poste faisant foi, et ce pour tous les départements.
Les nouveautés de la déclaration de revenus 2026
Comme chaque année, la déclaration vient avec son lot de nouveautés, Loi de Finances oblige. Quoi de neuf pour 2026 ? Voici les principaux changements.
Le barème progressif revalorisé de 0,9 %
Vous le savez, chaque année, le barème progressif de l’impôt sur le revenu est revalorisé, pour suivre (autant que possible) l’inflation et éviter qu’une simple hausse de salaire ne vous fasse basculer sur une tranche supérieure d’imposition.
Cette année, les tranches du barème de l’impôt sur le revenu ont été relevées de 0,9 %. Ce que ça signifie, c’est que (si vos revenus sont stables entre 2024 et 2025), vous paierez légèrement moins d’impôt. C’est toujours bon à prendre.
Le taux individualisé devient la règle pour les couples
Dans un couple, on partage tout ! Sauf le taux d’imposition… Oui, depuis septembre 2025, un couple marié ou pacsé a un taux de prélèvement à la source individualisé (et non commun) pour chaque conjoint, selon ses revenus personnels, et non les revenus du couple.
Non, l’impôt total dû par le foyer ne change pas, mais sa répartition est plus équitable : le conjoint qui a des revenus moins élevés ne subit plus un taux trop élevé à cause des revenus de l’autre. Rien n’est figé dans le marbre : si le taux commun vous convenait, rien ne vous empêche de l’indiquer dans votre déclaration de revenus ou de le modifier sur votre espace personnel sur impots.gouv.fr.
Les nouvelles cases pour les propriétaires
Les propriétaires ont plus ou moins l’habitude d’avoir des démarches supplémentaires. C’est le prix de la pierre ! Cette année, attention aux nouvelles obligations déclaratives :
-
Si vous louez votre résidence principale, vous devez le déclarer.
-
Si vous disposez d’une résidence secondaire sans en être le propriétaire, vous devez le déclarer.
- Si vous êtes propriétaire et que la situation d’occupation de votre bien a évolué depuis la dernière déclaration d’occupation, vous devez mettre à jour cette dernière.
Services à la personne : gardez les justificatifs
L’emploi d’un salarié à domicile est l’une des niches fiscales les plus plebiscitée par les Français. Professeur particulier, jardinier ou aide ménagère, ces services à la personne permettent d’obtenir un avantage fiscal bienvenu. Cette année, il vous faudra étoffer quelque peu votre déclaration de revenus pour faire les choses correctement.
En effet, l’administration fiscale vous demandera la nature de l’organisme employé (salarié direct, association, entreprise, organisme public, etc.) ainsi que la modalité d’intervention de ce dernier (ce peut être un emploi direct, un mandataire, un prestataire, etc.).
Ces éléments permettront de faciliter le système de l’avance immédiate du crédit d’impôt lié au service à la personne, système qui vous permet d’éviter de débourser des frais avant le remboursement de l’administration fiscale.
Dons aux associations : c’est le moment d’être altruiste
Les dons aux associations, c’est un moyen efficace d’aider son prochain tout en récupérant un avantage fiscal. Qui a dit que défiscalisation ne rimait pas avec altruisme ? Nouveauté de cette année 2026 : les dons aux organismes d’aide aux personnes en difficulté ou aux victimes de violence effectués à partir du 14 octobre 2025 donnent droit à une réduction d’impôt de 75 % du montant, contre 66 % avant. Autre avantage, le plafond passe de 1 000 euros à 2 000 euros !
Dans les faits, un don de 2 000 euros vous permet d’obtenir une réduction d’impôt de 1 500 euros. N’oubliez pas de les déclarer !
Location meublée : les loueurs Airbnb en ligne de mire
L’administration fiscale resserre la vis pour le régime micro-BIC des loueurs. Si vous louez un logement via une plateforme comme Airbnb en tant que meublé de tourisme non classé, faites attention aux nouvelles règles :
-
Le seuil du régime micro-BIC passe de 77 700 euros à 15 000 euros de revenus annuels.
-
L’abattement forfaitaire passe de 50 % à 30 %.
En ce qui concerne les meublés classés et les chambres d’hôtes, cet abattement est de 50 % dans la limite de 77 700 euros. Autrement dit, le régime réel pourrait bien tirer son épingle du jeu cette année, pensez à réaliser une simulation pour comparer !
CGS : deux taux pour le prix d’un
Jusqu’ici, un taux unique de 9,2 % était appliqué sur les revenus du patrimoine (avec les prélèvements sociaux qui s’y ajoutent). Désormais, avec la Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, deux taux de CSG (Contribution Sociale Généralisée) s’appliquent sur ces revenus du patrimoine :
-
Le taux de droit commun de 10,6 % : il s’applique par principe à la majorité des revenus du patrimoine et aux produits de placement.
-
Le taux dérogatoire de 9,2 % : il est réservé à certains revenus limitativement énumérés, dont les revenus fonciers et certains autres revenus de placement.
Cela concerne la taxation des revenus 2025 pour les revenus du patrimoine ainsi que les produits de placements financiers à compter du 1er janvier 2026. Par exemple, si vous avez une assurance vie, des actions ou des parts de SCPI, pensez à vérifier quel taux s’applique à votre situation. Typiquement, pour une assurance vie, les prélèvements sociaux sur les gains du fonds euros sont prélevés chaque année directement par votre assureur.
Freelance : freedom ?
Les travailleurs indépendants peuvent souffler un peu. Pour une fois, on va leur faciliter la vie avec un calcul des cotisations sociales simplifié. Pour les revenus 2025, les cotisations sociales des indépendants ne sont plus calculées sur leur revenu net fiscal, mais plutôt sur une assiette unifiée de cotisations et contributions sociales. C’est un changement qui vise à simplifier le parcours déclaratif kafkaïen des indépendants, à améliorer la transparence des charges ou encore à renforcer les droits sociaux individuels (retraite en tête).
Les nouveautés d’impots.gouv
La plateforme de l’administration fiscale fait presque peau neuve avec plusieurs nouveaux outils pensés pour faciliter la vie des contribuables.
L’espace sécurisé des particuliers change de nom pour répondre à celui de “Mon espace Finances Publiques”. Vous pourrez désormais y consulter et payer des factures de services publiques locaux (cantine, eau, crèche, etc.).
Autre nouveauté : un moteur de recherche enrichi par l’intelligence artificielle (oui, elle est désormais partout !) qui vous aide à mieux comprendre certaines spécificités de la déclaration de revenus. Attention, ce n’est pas un agent conversationnel, mais il peut vous guider vers les bonnes ressources plus efficacement que via un système de mots-clés.
Pour ceux qui ne disposent pas d’un accès à internet, vous pourrez faire une demande pour recevoir l’avis d’impôt en papier. Date limite le 15 juin 2026 !
Top 7 des cases à cocher pour payer moins d’impôts
La déclaration de revenus, on la subit généralement. Paperasse, phobie administrative et peur de mal faire. Et c’est bien normal. Pourtant, c’est aussi l’occasion de faire valoir tous vos avantages fiscaux auxquels vous avez droit. Petit tour d’horizon des situations les plus fréquentes qui ouvrent droit à un allégement fiscal… quand on n’oublie pas de les déclarer !
Les frais professionnels élevés
Case 1AK.
Par défaut, l’administration fiscale applique automatiquement un abattement forfaitaire de 10 % sur vos revenus. Mais, parfois, les dépenses réelles (transports domicile-travail, repas, formations, matériel, etc.) peuvent dépasser ce seuil. Dans ce cas, vous pouvez opter pour la déduction des frais réels avec justificatifs. Pour les grands déplacements, c’est parfois particulièrement déplacements.
L’employé à domicile
Case 7DB.
Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile est parmi l’un des plus populaires : ménage, jardinage, garde d’enfants, aide aux personnes âgées, etc. Cet avantage fiscal prend la forme d’un crédit d’impôt de 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 12 000 euros par an. En France, plus de 2,4 millions de particuliers employeurs bénéficient de cet avantage. Attention de bien déduire les aides perçues avant d’indiquer le montant (APA, CESU pré-financés).
Une pension alimentaire versée
Case 6GU et case 6EL.
Si vous versez une pension à un enfant mineur, vous pouvez la déduire intégralement de vos revenus déclarés. Pour un enfant majeur qui n’est pas rattaché au foyer fiscal, la déduction est plafonnée à 6 974 euros. Le même plafond s’applique aussi aux pensions versées à des parents ou des beaux-parents dans le besoin.
Un enfant majeur hébergé à votre domicile
Case 6EL ou case 6EM.
Si votre enfant majeur vit chez vous, vous avez la possibilité de déduire un forfait de 4 039 euros sans aucun justificatif. Le montant est doublé si l’enfant est marié ou pacsé. Comme quoi, il ne faut pas toujours les presser de quitter le nid.
Des enfants scolarisés
Case 7EA et case 7EG.
Beaucoup de gens oublient ce droit ! Vos enfants à charge scolarisés vous permettent de bénéficier d’une réduction d’impôt directe appliquée selon le niveau d’étude de ces derniers :
-
61 euros pour un collégien
-
153 euros pour un lycéen
-
183 euros pour un étudiant
Si l’enfant est en situation de garde alternée, ces montants doivent être divisés par deux.
Un parent isolé
Case T.
Si vous vivez seul(e) avec au moins un enfant à charge, vous obtenez une demi-part supplémentaire de quotient familial. De quoi réduire votre impôt sur le revenu jusqu’à 4 224 euros. Cette case n’est jamais cochée automatiquement d’une année sur l’autre, alors pensez à la renseigner chaque année si besoin.
Les dons aux associations
Cases 7UF, 7UD, 7UQ, 7UJ, 7UO, 7VA, 7VC.
Last but not least. Les dons aux associations permettent évidemment de bénéficier d’une réduction d’impôt. Nouveauté de l’édition 2026 : le taux de réduction de 75 % pour les dons aux organismes d’aide aux personnes en difficulté ou aux victimes de violence (effectués depuis le 14 octobre 2025).
Pour les autres associations d’intérêt général, les règles classiques s’appliquent : 66 % dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Pensez à vérifier !
On ne le dira jamais assez : ce n’est pas parce que l’administration fiscale propose des données préremplies qu’elle ne peut pas faire d’erreurs ! Des revenus non pris en compte (qui pourront vous coûter cher plus tard), des retenues à la source incorrectes, des niches fiscales oubliées, etc. Autant d’éléments qu’il vous faudra correctement scruter pour vous assurer de valider une déclaration valable. Nos conseils :
-
Munissez-vous de votre bulletin de salaire ou de votre relevé de pension de décembre 2025 et utilisez le récapitulatif annuel présent dessus.
-
Faites le total de vos bulletins mensuels sur l’année si vous ne trouvez pas le document précédent.
-
N’hésitez pas à vous rendre sur votre espace personnel sur impots.gouv.fr, rubrique “Gérer mon prélèvement à la source”.
À noter que vous pouvez corriger directement vos données dans votre déclaration de revenus !
Et votre épargne dans tout ça ?
Si vous possédez certains produits d’épargne, vous pouvez peut-être bénéficier de certains avantages fiscaux. Prenez note.
Si vous possédez un Plan d’Épargne Retraite (PER), vos versements effectués pendant l’année 2025 peuvent être déduits de votre revenu imposable, ce qui fait mécaniquement baisser le montant de votre impôt.
Si vous êtes l’heureux détenteur d’une assurance vie, les rachats effectués en 2025 (retrait de votre capital) doivent obligatoirement être déclarés. Si vous possédez votre assurance vie depuis plus de 8 ans, un abattement annuel de 4 600 € (ou 9 200 € pour un couple) est appliqué sur vos gains avant leur imposition.
Enfin, si votre déclaration de revenus vous a fait peur et que vous avez besoin de faire le point sur votre situation financière, l’application Klemo vous permet d’obtenir un bilan de santé financière gratuit en moins de 10 minutes. Revenus, épargne et fiscalité sont pris en compte pour vous aider à réaliser vos projets de vie.
Rédacteur plurimédia passionné par la finance, je mets les mots au service de vos euros. Mon credo ? Vulgariser sans jamais ennuyer, pour rendre les finances personnelles accessibles à tous — même à ceux qui pensaient détester ça. Parce que bien ...