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Se protéger de l'inflation : mode d'emploi

6 Florent Combes

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Le point klé

L’enveloppe dans laquelle on place son argent est importante : fiscalité, liquidité et rendement.

La diversification est la clé pour battre l’inflation.

L’assurance vie, le PER et le PEA sont des outils efficaces pour protéger son pouvoir d’achat.

 L’inflation ne menace pas seulement le rendement de l’épargne, elle bouscule tout l’équilibre du patrimoine. Quand les prix montent, les loyers suivent, les actifs réels se renchérissent, les obligations à taux fixes souffrent et les salaires et pensions de retraite sont à la traînent. De plus la fiscalité peut venir rogner une partie du gain au moment où l’on a besoin de ses capitaux. L’enjeu n’est donc pas seulement de « battre l’inflation » avec ses placements, mais de construire une stratégie cohérente : bons actifs, bonnes enveloppes fiscales, bon calendrier par rapport à ses projets de vie. 

Inflation, projets de vie et fiscalité : bien poser le problème

L’inflation. Le mot fait peur et se trouve dans toutes les bouches depuis plusieurs années. Avant tout, l’inflation, c’est la hausse des prix. Si tout coûte plus cher d’année en année mais que vos revenus stagnent, vous perdez en pouvoir d’achat. Vous cherchez donc à le protéger : regarder plus attentivement les prix au supermarché, laisser de côté certaines dépenses... Mais protéger son pouvoir d’achat, c’est d’abord répondre à deux questions simples : 

  • De combien de capital aura-t-on besoin demain pour financer ses projets (logement, études des enfants, revenu complémentaire, retraite) ?

  • Dans quel état fiscal sera ce capital au moment où il faudra l’utiliser ?


Un même investissement peut très bien battre l’inflation sur le papier, mais se retrouver lourdement taxé le jour où l’on sort l’argent, simplement parce qu’il est logé dans la mauvaise enveloppe. D’où l’importance d’articuler deux dimensions : 

  • la capacité des actifs à délivrer un rendement réel positif,
  • la capacité des enveloppes (assurance vie, PER, PEA, immobilier, compte-titres, etc.) à laisser ce rendement intact au moment de la sortie. 


Diversifier les actifs pour lutter contre l’inflation 

Nous ne sommes pas égaux face aux aléas de la vie. Et toutes les classes d’actifs ne réagissent pas de la même façon à l’inflation. 

Les actions. 

Sur le long terme, les entreprises peuvent ajuster leurs prix et préserver leurs marges, ce qui fait des marchés des actions un bon rempart partiel. Les secteurs « réels » (énergie, santé, consommation de base) sont souvent plus résilients. 

L’immobilier. 

Il bénéficie souvent d’une indexation partielle des loyers sur l’inflation. C’est un excellent outil pour stabiliser votre pouvoir d’achat dans le temps. 

Les matières premières et les métaux précieux. 

Historiquement corrélés à l’inflation, ils jouent un rôle de diversification, mais leur volatilité exige une approche mesurée. 

Les obligations indexées. 

Plus rares dans les contrats, elles offrent une protection directe, car leur valeur évolue en fonction des prix à la consommation. 

 

Assurance vie, PER et PEA : le trio de base pour les actions

Les actions sont l’un des meilleurs outils de long terme pour dépasser l’inflation, mais encore faut-il bien les loger, avec le PEA en tête de liste. Les autres actifs offrant une bonne protection contre l’inflation trouvent leur place surtout dans l’assurance vie et le PER. N’oubliez pas que la stratégie d’investissement s’apprécie dans son ensemble : tous les actifs via toutes les enveloppes et en appliquant toute la fiscalité. 

Assurance vie 

L’assurance vie permet de détenir des fonds actions (ou ETFs) dans un cadre fiscal adouci à partir de 8 ans, avec une grande souplesse de rachat et un atout transmission. C’est une enveloppe très pertinente pour financer des projets de moyen / long terme tout en gardant la possibilité de récupérer son argent en cas de besoin. C’est bien le couteau suisse de l’investisseur, qui s’adapte à tous les projets. 



Plan d’Épargne Retraite (PER) 

Le PER est pensé pour la retraite : on y loge des supports dynamiques (actions, diversifiés, immobilier papier) en profitant d’un gain fiscal immédiat à l’entrée : vos versements au cours de l’année sont déductibles de votre revenu imposable. En contrepartie, l’argent est bloqué jusqu’à la retraite (hors cas spécifiques). C’est un excellent outil pour protéger son pouvoir d’achat futur… à condition d’accepter ce verrou. 

Plan d’Épargne en Actions (PEA) 

Le PEA est indispensable dès qu’il s’agit de loger des actions dans une logique de long terme. Il permet d’investir en actions et ETF éligibles, avec une fiscalité très avantageuse après 5 ans : les gains ne supportent plus que les prélèvements sociaux. Pour bâtir un portefeuille d’actions pensé pour battre l’inflation sur 10 à 20 ans, le PEA est l’enveloppe de référence. 

Bien, on sait de quoi on parle. Mais alors, lequel choisir ? L’idée n’est pas d’opposer ces enveloppes, mais de les combiner : 

  • PEA pour le cœur actions de long terme,

  • Assurance vie pour la flexibilité et les projets à horizon incertain,

  • PER pour la partie « retraite » pure. 

Ce rassemblement des super-héros de l’investissement vous offre l’égide dont vous avez besoin contre l’inflation. Prêt(e)s pour un prochain film Marvel ? 

 

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Vous souhaitez vous protéger de l'inflation ?

Prendre pied tôt dans l’immobilier : se protéger de l’« inflation logement »

Au-delà des indices officiels, il existe une inflation très concrète : celle du logement. Les prix au mètre carré et les loyers peuvent progresser plus vite que l’inflation moyenne, avec un impact direct sur le budget des ménages. 

Prendre pied tôt dans l’immobilier permet de : 

  • pour un propriétaire occupant, fixer son coût de logement à long terme grâce à un crédit à taux connu, tout en se protégeant contre une hausse future des prix ;

  • pour un investisseur, indexer une partie de ses revenus sur les loyers et bénéficier, sur longue période, de la revalorisation des biens. 


Dans une stratégie patrimoniale cohérente, cela signifie souvent : 

  • accepter de mobiliser une partie de son épargne financière pour constituer un apport,

  • organiser ses enveloppes (PEA, assurance vie) pour qu’elles puissent à terme servir d’apport ou de matelas de sécurité autour du projet immobilier,

  • garder en tête que ne pas entrer tôt sur le marché immobilier, c’est prendre le risque de « courir après » une inflation du logement mal reflétée par les chiffres globaux.   

Forêts, terres et autres actifs réels : compléter les briques 

Au-delà de la pierre, d’autres actifs réels jouent un rôle intéressant face à l’inflation : 

  • les forêts et terres agricoles, dont la valeur dépend à la fois du foncier et de la production (bois, cultures), avec souvent des régimes fiscaux spécifiques ;

  • certains véhicules d’investissement orientés infrastructures, énergie, transition écologique, qui bénéficient de tendances de long terme liées à l’évolution des besoins réels de l’économie.

Ces briques ne remplacent pas les actions ni l’immobilier résidentiel, mais viennent diversifier les moteurs de protection contre l’inflation, tout en ajoutant parfois une dimension de sens (environnement, transition) et un rendement de défiscalisation attractif.  

Penser en couches : actifs, enveloppes, calendrier de vie

Pour finir, se protéger de l’inflation, ce n’est pas choisir « le bon produit », mais empiler des couches cohérentes : 

  • des actifs capables de battre l’inflation (actions, immobilier, forêts, infrastructures) ;

  • des enveloppes fiscales adaptées à leur rôle : PEA pour les actions de long terme, assurance vie pour la flexibilité et la transmission, PER pour la retraite, immobilier pour le logement et les revenus futurs ;

  • un calendrier de vie explicite : quels projets à 5, 10, 20 ans, et quels supports (PEA, assurance vie, PER, vente d’un bien immobilier…) les financeront concrètement. 

Dans cette architecture, l’assurance vie et le PER ne sont plus des réponses isolées, mais des pièces d’un ensemble qui inclut aussi le PEA, l’immobilier et les actifs réels. L’objectif est simple : que le jour où l’on a besoin de son argent, il soit à la fois disponible, fiscalement maîtrisé… et encore capable de financer des projets dont le coût, lui, n’aura pas oublié de monter avec l’inflation. 

 Florent Combes

Florent Combes

À l’origine de Klemo, Florent Combes aime croiser innovation, marchés financiers, gestion du risque et IA pour simplifier — vraiment — la gestion de vos investissements. Son ambition ? Décrypter la finance sans prise de tête, dévoiler ce qui se joue ...

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