Concours

Chez Klemo, on aime lire — et vous offrir des cadeaux qui n’aident pas vraiment votre bibliothèque. Des cadeaux qui rajoutent des livres. Beaucoup de livres.

Cette année, le Père Klemo met en jeu 500 € de chèque cadeau Cultura ! 🎁 

 

Comment participer ?
En lisant ce Konte de Noël, (promis ça ne prend que 2 minutes).  

📅 Chaque mercredi de décembre, une nouvelle partie du conte sera publiée. À chaque publication, répondez à la nouvelle question en remplissant ce formulaire. Vous serez alors inscrit(e) au tirage au sort pour gagner 500€ de chèque cadeau Cultura. 

 

📅 Le mercredi 24 décembre, vous découvrirez la fin du conte et la 4e et dernière question.

 

🎉 Les participants ayant les 4 bonnes réponses auront 4X plus de chances pour le tirage au sort des 500 €.

 

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Bonne lecture… et bonne chance ! 🎄

10K, le choix de Dora 

C'est Noël et Dora reçoit un étrange email. Sa grand-mère veut lui faire un don d'argent. Que cache ce cadeau ? Est-ce que Mamie va bien ? Que faire de cet argent ? Pourquoi maintenant ?


1. Partie 1

2. Partie 2 

3. Partie 3 - RDV le 17 décembre

4. Partie 4 - RDV le 24 décembre

 

Partie 1

     Il était une fois, dans un royaume lointain, une reine qui avait un pouvoir extraordinaire : elle pouvait créer la glace et la neige d’un simple geste. Vivant dans la peur de blesser ceux qu’elle aimait, elle se tint à l’écart du monde. Mais un jour, elle décida que son pouvoir était un don. Elle choisit de ne plus se cacher et, pour la première fois, elle se libéra, délivra et laissa sa magie s’épanouir et son cœur s’ouvrir. 

     Ah, non, cette histoire, vous la connaissez déjà. C’est ma fille qui regarde en boucle son Disney préféré. Vacances de Noël obligent. Si j’entends encore une fois qu’elle ne mentira plus jamais... Non, non, cette histoire que vous lisez, c’est la mienne. Enfin, pas exactement. En y repensant, c’est plutôt celle de ma grand-mère. Il faut que je prenne un peu de recul pour vous raconter.  

     Dimanche dernier, je sirotais mon cappuccino matinal pendant que Johanna jouait avec le chat, à son grand regret. Profitant de ce moment de liberté, mon mari étant à la salle de sport, anticipant les huîtres et bûches à venir, je triais mes emails sans vraiment y prêter attention, en chantonnant le refrain de Wham!. Promos de fin d’année, newsletters insipides et factures. « Bonjour Théodora, dernier rappel pour profiter de notre promotion exclusive... ». La routine. Alors que ma fille s’appliquait à enrouler une guirlande autour de la queue de Monsieur Moustache, une notification allait changer ma vie. 

     Perdu dans l’anarchie de ma boîte de réception, un email différent. L’expéditeur ? Un notaire. Les notaires, on comprend rarement ce qu’ils font exactement. Mais on sait qu’ils sont intrinsèquement liés au changement. J’ouvris le courrier, ne sachant pas à quoi m’attendre, et je lus son contenu, sourcils froncés.  

     Ma grand-mère voulait me faire un don de 10 000 euros. Sans explications. Les questions se bousculaient dans ma tête. Bizarre, ce montant. Pas une fortune, pas une broutille. Pas suffisant pour changer de vie, assez pour me faire réfléchir. Une bouffée de panique s’empara de moi. Pourquoi maintenant ? Est-ce qu’elle va bien ? Est-ce qu’elle veut me faire passer un message ? Et moi... j’en fais quoi de cet argent ? Si j’en parlais à mon mari, il sauterait de joie et foncerait sur l’Argus pour comparer des voitures. Je me voyais mal tout claquer en solo non plus. Même si... c’était mon argent, pas vrai ? Il fallait que j’en parle à quelqu’un. 

     J’hésitais à appeler ma meilleure amie. On ne parlait jamais d’argent. Je ne savais même pas quoi lui dire. Je me refis couler un café que j’avalai d’un coup en grimaçant. J’avais trouvé une solution. Des applications, j’en avais pour tout. Running, musique, audiobooks, cuisine... et argent. Klemo, c’était le nom de l’application que j’utilisais pour gérer mon argent. Je n’avais pas des mille et des cents à placer, mais je pouvais gérer mon épargne facilement. Pourquoi j’ai choisi celle-ci ? Parce que je peux discuter avec elle. Enfin, avec son intelligence artificielle. Je me suis déjà surprise à lui poser des questions. Comme à une pote qu’on ne risque pas d’embêter ou de mettre mal à l’aise. J’ouvris l’app et commençais à lui partager mes pensées et mes doutes. Elle me rassura, m’indiquant que cet argent, c’était mon bien à moi toute seule, puisque c’est ma grand-mère qui me l’avait donné.  

     « C’est un don manuel. Juridiquement et moralement, c’est bien à toi. La question, c’est ce que tu veux que ça devienne. »  

     Je me mordis la lèvre. Tout ça n’expliquait pas pourquoi Mamie avait soudainement envie de me faire un don. J’avais envie... non, besoin de comprendre.

 


Partie 2

     J’aimais Mamie. Pour moi, elle était un symbole de liberté. Une bouffée d’air frais bienvenue dans la fournaise de la vie. Mamie s’est toujours intéressée aux autres, particulièrement à ses petits-enfants. On était trois. Moi, mon petit frère et mon cousin. On a toujours été sur un pied d’égalité. Est-ce que ça signifiait qu’elle leur avait fait un don, à eux aussi ? Au fond de moi, je savais que non. J’ai toujours eu une relation spéciale avec elle. Mamie appelait ça l’esprit féminin. Ça m’amusait.  

     Mais qui se nourrit d’attentes risque de mourir de faim. Ça aussi, c’est Mamie qui le disait. Je décidai d’en parler avec elle. Je dus remonter assez loin dans l’historique des appels pour retrouver son nom. Un peu honteuse, j’attendais d’entendre sa voix au bout du fil. J’espérais seulement que tout ça ne cachait pas un pépin de santé. Vous savez ce que c’est, dans notre imaginaire collectif, les mauvaises nouvelles n’arrivent qu’aux autres.  

     Elle décrocha. J’attendis quelques secondes que Mamie trouve ses lunettes, se racle la gorge et trouve le haut-parleur.

     « Allo, Dora ?

     — Coucou Mamie, comment ça va ? demandais-je, un peu précipitamment.

     — Allo ? Ah, ma petite fille ! Comment ça va ? Et ton petit ange ?

     — Impec’ Mamie. Elle joue avec le chat.

     — C’est très bien d’avoir un animal, tu sais. À son âge, j’allais aider ma mère à nourrir les poules.

     — Ça devait être chouette. Dis-moi, j’ai reçu un email... un courrier de ton notaire. Il disait que tu voulais nous donner des sous et ça m’a fait flipper. Est-ce que tout va bien ?

     — Mais oui, ma chérie. Tout va bien. J’ai lu l’article que tu m’avais envoyé. Celui d’Anne de Klemo. Elle parle bien, c’est une fille de bonne famille, probablement. Tu la connais ?

     — Non, Mamie, mais j’ai posé la question à mon IA sur ce don et j’ai voulu voir ça avec toi.

     — Mounia ? C’est qui ça encore ?

     — Laisse tomber, Mamie, répondis-je en souriant. Écoute, c’est très généreux. Il faut que je vienne te voir pour que tu me racontes tout ça. On se fait un bon petit plat ?

     — Bien sûr, viens quand tu veux, ma Dora.»

     Je raccrochai, le sourire aux lèvres. On fixa le rendez-vous au mardi suivant. Le midi, pour éviter à Mamie de veiller trop tard. Et puis, elle tenait à ses soirées à lire en écoutant la TSF. L’odeur de fromage m’assaillit depuis le palier de son petit appartement. Une tartiflette, devinais-je. Évidemment. Mamie m’ouvrit la porte, tablier noué et chignon argenté défait. Elle avait dû se lever tôt pour tout préparer. Elle commença à babiller ses diatribes habituelles sur le froid, la politique et les jeunes d’aujourd’hui pendant que je retirais ma veste. Je la rejoignis dans la cuisine.  

     Mamie s’affairait autour de sa gazinière, s’autorisant quelques petits pas de danse au rythme des Beatles qui crachotaient leur Christmas Time depuis le poste de radio antique. Je l’observais, attendrie. Sa cuisine était sa scène, chaque plat qu’elle préparait était un prétexte à raconter ses histoires. Il suffisait de mettre une pièce dans la machine pour qu’elle se lance. Aujourd’hui, la pièce, c’était une tartiflette.  

     « Tu sais, dans les années 60, c’était un autre monde. Tu m’imagines danser comme ça ? »

     Elle éclata de rire en continuant de se trémousser.

     « On portait toujours des jupes plissées. Je mettais des gants pour aller au cinéma. Les femmes étaient élégantes, à l’époque ! Je ne dis pas ça pour toi, ma Dora, toi tu es très chic. Mais ce n’était qu’une façade. J’étais la première à me faufiler pour écouter du rock à la radio derrière la porte de ma chambre, comme si c’était un trésor interdit. »

     Elle sortit le plat fumant du four, fronça les sourcils et le remit dedans. Dans une vie, vient le moment où l’on a fait tellement de tartiflettes qu’on n’a plus besoin de la goûter pour savoir qu’elle n’est pas encore prête.  

     « Je passais des heures à lire des livres que ma mère m’interdisait. Ils étaient inappropriés pour une jeune fille, tu comprends. J’allais jusqu’au lac à vélo, sans demander la permission ! Je grignotais des chocolats avant le dîner, j’allais au café avec mes amies pour rire, parler d’avenir, d’amour et de voyages. Tellement de choses qu’on pensait déjà connaître et maîtriser. »  

     Elle haussa les épaules et reprit, avec un sourire malicieux.

     « Et ton grand-père... ah ! Il me soulait un peu, mais bon, c’était comme ça. La vie n’était pas simple pour lui non plus, avec son travail. On s’aimait malgré tout, avec nos petits défauts, nos routines, nos envies de liberté secrètes. Il me manque, souvent. Tu sais ce qu’il disait tout le temps ? Amour vainc tout et argent fait tout. Tu sais déjà tout ça, tu es juste trop polie pour me couper, hein ma Dora ? Mais ça m’a appris quelque chose de simple, mais d’important. La vie, ce n’est pas seulement respecter les règles ou faire plaisir aux autres. C’est oser, essayer, rêver... et parfois désobéir un peu. Mais en sachant dans quel but. C’est ce que j’ai voulu pour toi, te donner le droit de choisir, de te tromper, de suivre tes envies. Ce n’est pas la liberté de faire n’importe quoi, mais celle de décider pour toi. »

     Je commençais à dresser la table, perdue dans mes pensées. La main de Mamie se posa sur mon épaule et je la regardai.

     « Alors, prends ce don comme ça, ma chérie. C’est ma façon de te dire d’être libre, de faire tes choix. Et surtout, fais-les avec ton petit cœur. »

     Je pressai la main de Mamie, sentant les larmes monter, et la pris dans mes bras.

     « Je comprends Mamie. Merci.

     — Mince, ma tartiflette ! » s'affola-t-elle. 

 

   

🎅 PARTIE 3 - RDV le 17 décembre !

 

   

🎅 PARTIE 4 - RDV le 24 décembre !

 

 

 

Concours

 

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Bonne lecture… et bonne chance ! 🎄

 

 

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